YI 4K+ en test

Test de la caméra YI 4K+

Ok, j’arrive un peu après la guerre. La YI 4K+ a déjà été testée avec talent par d’autres !  Vous pouvez retrouver un essai complet sur Les Numériques, par exemple.

Je vais donc essayer d’apporter un angle nouveau au débat mais d’abord laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai acheté la YI 4K+ alors que je possède déjà un hybride très doué pour la vidéo.

Je voulais une caméra grand-angle. Sur mon Panasonic GX80, mon objectif le plus large est un 12 mm, donc l’équivalent d’un 24 mm plein format. La YI me permet de quasiment doubler mon champ de vision !

Je voulais également une très bonne stabilisation. La stabilisation du GX80 est adéquate pour des plans relativement statiques mais quand on commence à se déplacer, c’est une autre histoire.

Je voulais quelque chose de léger et qui puisse me servir principalement en voyage.

La YI 4K+ semble remplir pas mal de ces critères… Allez, on découvre la bête, c’est parti pour le test !

Dans la boîte

La boîte de la YI 4K+ est vraiment petite… A l’intérieur, la caméra est encore plus petite. Minuscule, même ! Je ne m’attendais pas à ça. Pourtant, elle ne fait pas du tout jouet. Sa construction semble sérieuse, sentiment encore renforcé quand on la prend en main. Elle pèse son petit poids : 96 grammes pour être précis.

Par contre, je suis moins enthousiasmé par le petit clapet en plastique qui protège le port USB. Difficile à retirer, il semble pourtant vouloir se détacher au plus mauvais moment. A voir à l’usage…

Autre chose me chiffonne : la lentille de la caméra, légèrement protubérante, est complètement exposée et ne possède pas de protection. Je me vois mal pouvoir la glisser dans ma poche comme ça sans l’abîmer ! Fâcheux pour une caméra d’action.

Au rayon accessoires fournis, YI assure le strict minimum… Un câble USB Type-C pour le transfert des images et le rechargement et un adaptateur USB Type-C qui permet de brancher un micro externe.

L’écran et son interface

L’écran fait 2,2″. Il n’est pas très lumineux mais par contre, il est extrêmement réactif. Les menus sont simples et bien agencés et sans lire le manuel, il est facile de commencer à utiliser la YI 4K+.

A l’usage…

L’utilisation de la YI 4K+ est enfantine. Comme La YI possède un très grand angle, tout est net. Tout le temps. Il n’y a aucune mise au point à gérer, c’est très appréciable.

Qualité des images

Je n’ai pas l’infrastructure adéquate (des mires, un banc d’essai…) pour analyser scientifiquement les images de la YI. Je vais donc plutôt vous donner mon ressenti… Mes points de références sont l’HTC 10 et le Panasonic GX80, deux appareils qui filment également en 4K.

Attention, il y a un point important à considérer. Les rushes 4K de la YI en 30 ou 60 images secondes sont très très lourds et mettront à rude épreuve votre ordinateur. Sur un i5-6500 3,2 Ghz, ça rame sévère ! Donc, pensez-y quand vous définirez la résolution de vos images.

De manière générale, en plein jour, la YI 4K+ produit des images de grande qualité. Que ce soit en 4K ou en 1080p, la caméra ne vous décevra pas… 

Ça croustille, les couleurs sont agréables sans être trop saturées. L’exposition est bien gérée. Bref, un sans faute !

Le mode 4K 60 est impressionnant… Mais qui a vraiment besoin de 60 images/seconde ?

Pas grand monde, en fait !  Si en théorie, au plus on augmente le nombre d’images par seconde au plus on fluidifie l’animation, en pratique peu d’applications nécessitent une telle cadence.

Si je ne dis pas de bêtises, nos bluerays tournent en 24 images/seconde sans que cela ne soit particulièrement gênant.

Une exception notable néanmoins… Les 60 images/secondes permettent de produire au montage des ralentis impressionnants.

Mais si vous ne comptez pas produire ce genre de vidéos, vous avez tout intérêt à rester sagement en 30 images/secondes. Votre carte SD et votre batterie vous remercieront !

En basse luminosité, c’est carrément une autre histoire. Les détails disparaissent et font place à une bouillie de pixels. Eh oui… La YI 4K+ est bien dotée d’un petit capteur. Il n’y a pas de miracle.

La stabilisation

La YI 4K+ dispose d’une stabilisation électronique (EIS) assez efficace… Mais ne comptez pas pouvoir produire des rendus réellement cinématographiques. Pour cela, il vous faut vraiment un gimbal !

Voici une petite vidéo qui vous montrera l’EIS en action. 

C’est quand même très correct mais sachez que l’EIS ne fonctionne pas en 4K 60 images/seconde.

L’écosystème

L’écosystème de la YI est bien développé : il existe des dizaines d’accessoires plus ou moins utiles. Personnellement, j’ai choisi le stabilisateur (Gimbal) ainsi que le selfie stick de la marque. J’évoquerai ces deux accessoires dans un prochain article.

A noter que la YI possède un pas de vis standard ce qui est un grand plus.

La concurrence

Les deux grandes concurrentes de la YI 4K+ sont la Sony FDR-X3000R et la Gopro Hero6 Black mais autant vous prévenir, nous sommes dans une toute autre catégorie de prix.

La Sony a pour elle une très belle qualité d’image et une excellente stabilisation mais elle est limitée au format 4K 30 images/seconde.

La Gopro est ultra-complète… Elle filme bien en 4K 60 images/seconde et est étanche mais elle est sensiblement plus chère que la YI.

A vous de voir selon votre budget !

En résumé…

Points forts

  • Un excellent rapport qualité/prix
  • Des images 4K spectaculaires
  • Très compacte et légère
  • Possibilité de brancher un micro externe

Points faibles

  • La stabilisation n’est pas la meilleure du marché (mais un gimbal permet d’améliorer ce point)
  • Le son est médiocre sans micro externe
  • Pas d’étanchéité sans caisson, assez fragile pour une caméra d’action
  • L’autonomie est tout juste moyenne

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